En parcourans le web, je retombe sur un article du début du mois publié dans le Point et pour le lequel je n'avais pas encore eu ou pris le temps de réagir....pourtant il y a de quoi..
Mélomane depuis l'enfance et utilisateur plus qu'averti du net et des nouvelles technos depuis une dizaine d'années, je possède un ensemble hi-fi home cinéma, 2 machines avec un ensemble JBL, une airport express pour diffuser dans les autres pièces, deux iPods (chacun le sien ;-) ) et des centaines de CDs et vinyles achetés. Parallèlement à çà j'ai une bibliothèque sous iTunes et j'achète régulièrement des morceaux et/ou albums sur l'iTms....enfin je télécharge de façon plus ou moins occasionnelle de la musique via les réseaux P2P, principalement des imports (surtout japonais...z'ont toujours des bonus en plus) ou des exemplaires numériques de mes anciens vinyles.
J'ai toujours pensé, sans aller à l'extrème (je ne suis pas de ce bord là) que le partage des ressources avait du bon et particulièrement en matière de culture et de connaissance. L'Internet y a et va encore y contribuer pour beaucoup dans les années à venir.
J'en viens donc à ce qui m'a amené à ecrire cette note : Pascal Nègre
En résumé l'article du Point sous la plume d’Emmanuel Berretta et relayé par ZDNet dit ceci
" “Pascal Nègre à plein tubes". Malgré la crise du
disque et l’augmentation constante des échanges de musique
peer-to-peer, Universal Music France n’a jamais perdu d’argent. Et pour
cause, 50 % de ses revenus ne proviennent plus des ventes de CD. On
apprend également que les cadres de l’industrie du disque française
continuent à percevoir des salaires royaux, alors que des plans sociaux
massifs ont touché le secteur et que nombre d’artistes ont été
remerciés.
“Le moindre patron de label, du style Mercury,
Barclay, Polydor… émarge à 30 000 euros par mois alors que,
honnêtement, ce sont de petits business", indique un ancien cadre de
l’industrie musicale cité par Le Point. Il confie : “Il y a quelques
années, EMI France cherchait son dirigeant. Un chasseur de têtes m’a
proposé le job pour 61 000 euros par mois, 183 000 euros de bonus
annuel, plus un tiers du pack en stock-options tous les trois ans. Vous
imaginez combien de disques il faut vendre pour payer le salaire du
patron ?”
Aujourd’hui, le poste de P-dg d’EMI France est encore à pourvoir.
Les chasseurs de tête le proposent à un million d’euros de salaire
annuel, hors stock-options bien sûr. Si vous avez un bon CV… A 40 €
près, c’est le salaire perçu par le patron d’Universal Music France (83
330 euros par mois), qui n’a d’ailleurs pas démérité en tant que P-dg,
en parvenant à maintenir sa boutique à flot malgré les intempéries.
L’article du Point détaille comment.
Seul hic, son bonus
annuel s’est effondré avec les ventes de disques. Lorsqu’on sait que ce
bonus peut représenter jusqu’au trois-quart des revenus des dirigeants
de l’industrie, on comprend que Pascal Nègre - qui possède deux maîtrises (de
mathématiques et de philosophie) et a commencé sa carrière comme DJ sur
Ouest FM - ait une dent contre les “pirates".
...aussi je me pose vraiment la question : devons nous vraiment nous sentir "coupables" de télécharger ?
Je vous laisse seul juge. De quel coté sont les pirates aujourd'hui ?
Les commentaires récents